s’asseoir à Tokyo ?

À propos

Parklife is the new counterculture!

(Ralouf P., 2021)

S’asseoir à Tokyo ne va pas de soi ; c’est presque une utopie.

N’importe quel piéton de Tokyo aura remarqué une absence de bancs, ou dans le cas contraire, des bancs méchants avec barre médiane (dispositif anti-SDF de plus en plus répandu), des méchants bancs qui font mal au postérieur, des bancs impraticables. La rue est avant tout un lieu de passage et de consommation ; en ce sens il est parfois difficile de trouver des lieux publics accueillant les marcheurs fatigués, les lecteurs, les amoureux, les fêtards, les sâdhus, les musiciens, les illuminés, les amateurs d’espaces informels et non marchands. Ce guide souhaite remédier à cela et proposer une liste de lieux (parcs, toits, places et autres) propices au posage de fesses.

Sujet futile ? Oh non ! D’abord, nous en sommes certains, les couvre-feux et autres états d’urgence en papier crépon ne tarderont pas à refaire leur apparition au Japon. Un passe sanitaire (!) serait lui aussi envisagé. Dans ces conditions de flicage infantilisant, on peut prévoir un essor des activités informelles, comme cela se constate déjà à Koenji par exemple (pensons à la petite place en face de la gare JR) – et aux dernières nouvelle, la fameuse hakiba à côté de la station Takadanobaba fait de la résistance. Pas touche aux parcs ! la révolte du Parc Gezi à Istanbul est encore dans les mémoires (même si bon, au Japon, l’apathie politique est la norme, enfin pour l’instant).

Nos critères : lieux publics et gratuits – sans vigiles – présence de vrais bancs – pas (trop) de règles pénibles – charme insolite – sentiment d’être « à l’aise » – convivialité – présence de toilettes publiques – intérêt du quartier

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Je ne participe pas à ce défilé délirant.

Je m’assois dehors sur un banc gratuit pour touze. (sa, 2021)